Tête de nègre : quel est le nouveau nom de cette friandise ?

Tête au choco » : quand une friandise change de nom pour balayer les clichés racistes

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Si vous vous demandez encore quel est le nouveau nom donné à la célèbre friandise connue autrefois sous le nom de « tête de nègre », la réponse est simple : aujourd’hui, on l’appelle principalement « tête au choco », mais aussi parfois « boule chocolatée », « boule meringuée au chocolat » ou même « arlequin » selon les régions. Depuis les années 1990, cette transition s’est opérée pour éviter l’utilisation d’un terme jugé raciste et inapproprié à notre époque. Oui, c’est toujours ce délicieux dôme de mousse ou guimauve sur une gaufrette et nappé de chocolat, rien n’a changé côté goût, mais le nom, lui, a évolué.

📛 Nouveau nom✋ Pourquoi ce changement ?🌍 Noms par pays🍫 Composition🏭 Réaction des fabricants
Tête au choco (France, Suisse)
Variantes : boule chocolatée, arlequin
Le terme « tête de nègre » a une connotation raciste liée à l’histoire coloniale ; il est donc remplacé pour respecter la sensibilité collective🇫🇷 Tête au choco
🇩🇪 Schokokuss
🇩🇰 Flødebolle
🇨🇦 Whippet
🇧🇪 Melo-Cakes
🇺🇸 Mallomar
🇮🇱 Krembo
  • Base croustillante (gaufrette/biscuit)
  • Guimauve ou mousse légère
  • Enrobage chocolat noir/lait/blanc
  • Changement discret du nom sur l’emballage
  • Relooking produit, nouvelles saveurs
  • Création de marques distinctes (ex: Melo-Cakes)

Pourquoi « tête de nègre » pose-t-il problème ?

La question revient souvent : pourquoi changer le nom d’un produit d’enfance qui évoque tant de souvenirs gourmands ? Eh bien, il est important de comprendre que le mot « nègre » est profondément associé à une histoire coloniale et raciste. Dans de nombreux pays occidentaux, ce terme renvoie à une époque de domination, d’esclavagisme et de discrimination à l’encontre des personnes noires. Ainsi, son usage dans un contexte alimentaire a fini par déranger de plus en plus de personnes.

L’évolution des mentalités et le respect dû aux communautés concernées ont conduit de nombreux fabricants et commerçants à abandonner cette appellation, pour éviter tout malentendu ou offense culturelle.

Un peu d’histoire

La première apparition documentée du terme « tête de nègre » remonte à 1829… soit bien avant l’abolition de l’esclavage en France. À l’époque, le mot désignait une teinte de brun foncé. Mais rapidement, il a commencé à être attribué à d’autres choses, notamment cette fameuse confiserie. Et jusqu’aux années 1960-1980, personne ne semblait y voir de problème puisque même des livres scolaires l’utilisaient sans retenue.

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Mais les temps changent. Et c’est dans les années 80 que les premières critiques surgissent, à l’étranger d’abord (notamment en Allemagne), poussant certains fabricants à revoir leur copie. En Suisse, c’est la maison Villars qui décide le changement en 1992, en renommant discrètement sa « tête de nègre » en « tête au choco ». Un petit changement de packaging à l’époque, mais un grand pas dans la prise de conscience collective.

Ce changement de nom est-il généralisé ?

pourquoi abandonner le mot tête de nègre

Non, pas totalement. Si le nom « tête de nègre » est désormais majoritairement évité dans les circuits commerciaux et parmi les marques responsables, il reste employé dans certains contextes privés ou régionaux, par habitude ou nostalgie. Ce n’est pas toujours mal intentionné, bien sûr, mais cela peut créer des malaises. Aujourd’hui, l’appellation « tête de nègre » tend à disparaître, notamment pour respecter la sensibilité grandissante autour des questions raciales.

Des exemples de noms alternatifs en France et ailleurs

  • France : tête au choco, boule choco, boule meringuée
  • Suisse : tête au choco (Villars), Schokokopf
  • Allemagne : Schokokuss (baiser au chocolat)
  • Autriche : Schwedenbombe (bombe suédoise)
  • Belgique : Melo-cakes
  • Québec : Whippet
  • Danemark : Flødebolle
  • Israël : Krembo
  • États-Unis : Mallomar

Ce qui ressort, c’est que presque partout, cette friandise a eu un nom problématique à ses débuts, avant d’être rebaptisée avec un mot plus neutre ou plus alléchant.

Mais c’est quoi exactement une « tête au choco » ?

Pour ceux qui découvrent cette gourmandise ou qui n’en ont pas mangé depuis des lustres, rappelons de quoi il s’agit. C’est simple, et c’est ce qui en fait tout le charme :

  • Une base croustillante (souvent une gaufrette ou un biscuit sablé)
  • Un cœur de guimauve ou mousse légère de blancs d’œufs sucrés
  • Un enrobage de chocolat craquant (noir, au lait, voire blanc dans certains cas)

Ce mélange de textures est la clé du succès durable de ce petit dessert, souvent vendu à l’unité dans les boulangeries ou en paquet dans les supermarchés.

Tableau comparatif : noms et ingrédients régionaux

PaysNom actuelSpécificités
FranceTête au chocoMeringue entre deux coques chocolatées
AllemagneSchokokussGuimauve montée en dôme, fine gaufrette
DanemarkFlødebolleRempli de crème, parfois sur de la pâte d’amande
QuébecWhippetGuimauve sur biscuit, élaboration industrielle
SuisseTête au chocoRecette basée sur mousse/guimauve et hostie chocolatée

Le poids de la nostalgie

Eh oui, pour beaucoup d’adultes, ce changement de nom est ressenti comme une petite trahison. Qui n’a pas un souvenir d’enfance lié à ces petites têtes que l’on dégustait à la sortie de l’école ? Comme le disait avec humour une chroniqueuse suisse : « que dirait Proust si on lui changeait le nom de sa madeleine ? »

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Cependant, il est important de faire la part des choses. Ce n’est pas parce qu’on modifie un nom qu’on efface un souvenir. La friandise reste la même. Ce qu’on adapte, c’est simplement notre façon de nommer les choses, pour qu’elles soient mieux comprises et mieux reçues dans une société plus inclusive.

Comment les fabricants ont-ils géré la transition ?

Les marques ont agi progressivement. Certaines ont fait le changement discrètement, sans grande annonce médiatique, comme Villars en Suisse qui a simplement remplacé le mot sur l’emballage. D’autres ont profité de ce changement pour relooker leurs produits, proposer de nouvelles variantes (chocolat blanc, caramel, framboise…) et même positionner leurs confiseries comme des produits “premium”.

Dans certains pays comme la Belgique, au lieu de renommer totalement le produit, il est carrément associé à une toute nouvelle marque (comme les célèbres Melo Cakes de Milka).

Et ailleurs dans le monde ?

Vidéo de Les têtes de choco à Bruxelles : Validées ou non ?

Ce qui est fou, c’est de constater que cette friandise existe dans presque tous les pays du globe sous des noms et formes très proches. Cela montre bien à quel point cette douceur parle à notre cœur… et à notre estomac !

  • Au Portugal : bombocas
  • En Finlande : baisers de Brunberg (anciennement Neekerinsuukot)
  • En Turquie : çokomel ou Eti Puf
  • Aux Philippines : choco mallows
  • En Israël : krembo
  • Aux États-Unis : mallomars

Chaque version a ses petites différences, dans la texture, la taille, l’arôme. Mais toutes partagent cette même gourmandise gourmande, ce contraste entre le fondant de la mousse et le craquant du chocolat.

Pourquoi ce changement est-il finalement essentiel ?

Changer un nom, ce n’est pas « céder à la mode » ou « faire du politiquement correct », comme on peut souvent entendre. C’est reconnaître que les mots ont un impact. Appeler une confiserie « tête de nègre » perpétue des termes qui portent une lourde histoire et qui peuvent blesser. Ce n’est pas une question de censure, c’est une question de respect.

Cela montre aussi une belle évolution de notre société : nous apprenons à écouter les personnes concernées, à comprendre leurs sensibilités, et à adapter notre manière de voir et nommer le monde.

Une gourmandise qui traverse les générations (et les frontières)

Peu importe son nom, la fameuse tête au choco reste un plaisir sucré intergénérationnel et international. Des marchés de Noël d’Allemagne aux cours de récré au Québec, en passant par les goûters d’anniversaire au Danemark ou les supermarchés israéliens, cette douceur continue de faire fondre petits et grands.

Alors, peu importe que vous l’appeliez melo-cake, flødebolle, schokokuss, nebo pof ! Ce qui compte, c’est que cette petite bouchée au chocolat continue d’enchanter nos papilles… avec un peu plus de conscience et beaucoup d’amour dedans.

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Philipe Jeanmiget

Notre rédacteur spécialisé Gastronomie, Voyage, Business et Maisons/travaux !

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